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Dépendance affective ?

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Matilda.
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Dépendance affective ?

Message par Matilda. le Lun 11 Jan - 0:54

La dépendance affective kesako ?  juhkjhjk

Bon,  j'ai tendance à inventer des termes et je vous avoue que je ne sais pas vraiment si celui-ci existe, mais j'entends par là cette fâcheuse dépendance aux autres. Ce pouvoir que l'on donne aux personnes que l'on aime. Je trouve (d'un point de vu personnel) que c'est un peu malsain, ce pouvoir de contrôler nos humeurs d'un claquement de doigt, ce qui pourrait même devenir destructeur dans certains cas.
Des questions que je me pose alors : Peut-on être absolument indépendant lorsque l'on est amoureux ? L'être aimé posséderait-il obligatoirement un pouvoir sur nous et possèderions-nous un pouvoir sur lui ? J'en viens également dans mon raisonnement à me poser une autre question : dans un couple y aurait-il alors un manipulateur et un manipulé ? Qui dépendrait peut-être de la sensibilité, de la force d'esprit de l'un ou de l'autre.

Je ne sais pas si j'ai posté mon sujet dans la bonne partie et je m'excuse d'avance si ce n'est pas le cas mais voici un sujet (qui frôlerait presque la philo voir la psycho) qui me tourne dans la tête depuis un petit bout de temps. Si vous avez le courage de réfléchir et de répondre à ces questions compliquées ce serait avec plaisir que je vous lirais.
Bonne soirée à toutes.


Dernière édition par Matilda. le Mar 12 Jan - 0:03, édité 1 fois

Adji Ladji
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Re: Dépendance affective ?

Message par Adji Ladji le Lun 11 Jan - 1:17

Beaucoup de choses peuvent effectivement s'enchaîner les unes aux autres et aboutir in fine à l' affreuse situation manipulateur /manipulé.
Quand on est amoureuse, on est dans un état de faiblesse et d' aveuglement mais cela n'implique pas forcément qu'une relation de pouvoir s'installe -> confiance.
La force de caractère ne conduit pas nécessairement les gens qui en sont dotés à l' utiliser à des fins de domination.
Dépendance et rapports de forces apparaissent lorsqu'il y a un déséquilibre dans le couple, peut être sentimental, peut-être psychologique.
À mon sens tout se résorbe quand on s'aime tout en étant libres. Ce n'est pas si facile, car une personne qui ne l'est pas entraîne l' autre dans son aliénation, et cela contamine les sentiments.

shemay
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Re: Dépendance affective ?

Message par shemay le Lun 11 Jan - 11:17

ça me rappel l'amour fusionnel cette question. dans le cadre de l'amour fusionnel, tu as toujours une des deux personnes qui a un caractère plus fort et qui va forcement prendre le déçu. dans ce cas là, tu en a une des deux qui "cesse" de vivre puisque qu'elle ne devient que le reflet de l'autre.
mais ça se met en place de façon "volontaire" puisque les deux sont dans ce desir de fusion, jusqu'à ce que la fusion soit "effective". après, il me semble que c'est la mort de la relation. mais je ne suis pas une experte en la matière.

il me semble que le jeux de la séduction est une forme de jeu de la manipulation en soi ...

Adji Ladji
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Re: Dépendance affective ?

Message par Adji Ladji le Lun 11 Jan - 12:28

Pour ce qui est d'être le reflet de l'autre dans l'amour fusionnel, je crois que c'est réciproque, et que c'est précisément cette coïncidence qui provoque une relation de type fusionnel. La force de caractère permet peut être de s'en dégager et prendre du recul, mais il ne me semble pas vraiment que l'une soit le reflet de l'autre. L' emprise d' un tel sentiment existe en soi, en chacune, et ce n'est pas le résultat d'un pouvoir que l'une aurait et l' autre non.

shemay
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Re: Dépendance affective ?

Message par shemay le Lun 11 Jan - 12:41

pas au début, ok, mais par la suite, il y en a bien un (une) des deux, qui prend le dessus. ça n'a peut être rien de calculé mais c'est un fait.
arrivé à ce stade, dans la mesure ou tu a un(e) décisionnaire et un(e) suiveur/se, on peut presque parler de manipulateur/manipulé dans le sens ou l'un(e) des deux n'est plus qu'une marionnette.

après, moi je pale là d'un absolu. dans la réalité, les relations fusionnelles finissent par s'essouffler et soit c'est la séparation, soit un équilibre s'instaure. (enfin j'imagine parce que je n'ai jamais vécu ce genre de relation)

Adji Ladji
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Re: Dépendance affective ?

Message par Adji Ladji le Lun 11 Jan - 13:25

On dirait que tu parles de la relation gémellaire Smile

shemay
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Re: Dépendance affective ?

Message par shemay le Lun 11 Jan - 13:27

peut être les réminiscences d'une vie antérieur Very Happy

Adji Ladji
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Emploi/Etude : (c) & [c] c

Re: Dépendance affective ?

Message par Adji Ladji le Lun 11 Jan - 16:45

shemay a écrit:peut être les réminiscences d'une vie antérieur Very Happy
T' avais pas déjà proclamé par ailleurs, qu' on n'a qu' une vie, toi???

Minipoussin
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Re: Dépendance affective ?

Message par Minipoussin le Lun 11 Jan - 17:09

Pour moi la dépendance affective, c'est un problème global...pas uniquement lié au domaine amoureux. Quelqu'un qui souffre de dépendance affective va s'attacher excessivement aux gens et en dépendre malgré eux.
Souvent, la personne elle même n'a pas conscience de ses demandes excessives et peut en venir à en vouloir aux autres de ne pas y répondre, puisqu'elle en souffre , tout en se restreignant dans son expression, de peur de "perdre" l'entourage dont elle dépend.
A partir de là, toutes les relations sont biaisées, qu'elles soient amicales ou amoureuses...puisqu'il y a un gouffre à remplir, qui ne peut l'être que par la personne elle même, sans qu'elle s'en rende compte. Elle attend que ce soit l'autre qui le remplisse.
Ça rend effectivement la personne dépendance affective fragile et manipulable, car elle ne pourra tomber que sur des personnes mal intentionnées ( une personne à peu près équilibrée la fuira, ou se fatiguera vite...le déséquilibre apparaîtra beaucoup plus rapidement que face à quelqu'un disposé à user de cette offre permanente et excessive )

Le sentiment amoureux créé une forme de dépendance mais d'un autre ordre. Cette dépendance se tourne vers un seul objet, un seul être...
au final , on est plus ou moins équilibrée ce qui crée un équilibre ou déséquilibre aléatoire dans la relation , mais le comportement de dépendance reste limité à la relation en elle même.

Adji Ladji
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Re: Dépendance affective ?

Message par Adji Ladji le Lun 11 Jan - 19:46

J' acquiesce Minipoussin, à 100%.
Ce type dépendance permanente se construit à un âge où l'on ne peut que subir les autres. Ce qui conduit soit à s'y complaire en le reproduisant (c'est rassurant), soit à en comprendre les causes en rejouant des relations du même type, qui à force de se répéter nous renseignent sur nous mêmes. Petit à petit on prend alors du recul, ce qui était subi devenant connu. Le meilleur étant de reconnaître les vrais acteurs et les vrais raisons qui étaient actives à l' époque où nous les avons subis. Cela n'est pas toujours possible d'en faire la vérification.

Matilda.
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Re: Dépendance affective ?

Message par Matilda. le Mar 12 Jan - 0:05

C'est super tous ces points de points de vues.
Effectivement je n'ai mentionné ici que l'amour au sens amoureux mais évidemment la dépendance aux autres s'étend aussi à d'autres domaines. Je pense que certaines personnes sont plus destinées que d'autres à une forme de dépendance aux autres. Qu'en serait la cause ? Je n'en sais rien, l'éducation ? Simplement le caractère ? Pourrait-on considérer cela comme une faiblesse ? Car ce que Minipoussin a dit me semble tout à fait juste. Une personne qui aurait tendance à dépendre des autres serait une personne qui en attendrait trop et qui s'attacherait excessivement.
En restant dans un milieu amoureux, je serais d'accord avec Shemay, je pense qu'avec le temps une personne finira par prendre le dessus sur l'autre, d'une façon moindre ou d'une façon excessive et c'est ici que tout ce jouerait. Il faudrait alors rester conscient de ce "pouvoir sur l'autre" et ne pas dépasser certaines limites et c'est ici qu'on distinguerait les personnes bien attentionnées des autres.

Gardelen
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Departement : A l'ouest.
Emploi/Etude : Buveuse de café. Guitarophile. Dévoreuse de livres. Vadrouilleuse du monde terrestre. Croyante en l'humanité.

Re: Dépendance affective ?

Message par Gardelen le Jeu 14 Jan - 21:48

Je crois que la "dépendance effective", tout comme la "carence affective" est une notion qui existe...

*ferme les parenthèse*

Je trouve que lorsqu'on parle d'une "dépendance affective", tel que tu le présentes, il y a à priori quelque chose de déjà déséquilibrée. Pour moi c'est un extrême. Quand on a atteint ce stade, on peut se dire qu'il y a déjà un "problème":

Je trouve (d'un point de vu personnel) que c'est un peu malsain, ce pouvoir de contrôler nos humeurs d'un claquement de doigt, ce qui pourrait même devenir destructeur dans certains cas.

Ça pour moi, c'est le signe d'une dépendance : on n'aurait aucun contrôle dessus, puisqu'on vit à travers l'autre. Si j'ai un rendez vous avec quelqu'un et qu'il est très très en retard sans raison valable, ça va aussi changer radicalement mon humeur. Mais pas parce que j'ai "besoin" de lui de façon totalement dépendante. Juste par corrélation.
Alors, plutôt que de l'attendre encore 40 minutes, je décide juste de partir et de vaquer à mes occupations (parce qu'il faut pas déconner).
Le "destructeur", serait de ne rien pouvoir faire d'autre que d'attendre l'autre avec ce sentiment oppressant.


Peut-on être absolument indépendant lorsque l'on est amoureux ?

Dans le sens où tu l'entends (affectif), je dirai que non. Être amoureux, ça implique un biais de perception je pense (ne compare-t-on pas "être amoureux" à "être sous héroïne"?).

Mais je trouve pas ça nocif en soit. Il y a d'un côté les relations amoureuses destructrices parce que passionnelles (celles dont je pense tu parles, dis moi si je me trompe...), et de l'autre côté des relations amoureuses constructives parce qu'équilibrées et saines, où l'influence de l'autre fait ressortir quelque de positif sur nous plutôt que négatif d'une façon générale.

En restant dans un milieu amoureux, je serais d'accord avec Shemay, je pense qu'avec le temps une personne finira par prendre le dessus sur l'autre, d'une façon moindre ou d'une façon excessive et c'est ici que tout ce jouerait. Il faudrait alors rester conscient de ce "pouvoir sur l'autre" et ne pas dépasser certaines limites et c'est ici qu'on distinguerait les personnes bien attentionnées des autres.

Ça, pour moi, ce n'est pas du tout noir ou tout blanc. Il y a des situations où une personne sera la dominée, et dans une autre situation où elle dominera, et inversement. Et au delà de ça, il y a des situations de: tu es toi/je suis moi. Il y a les conciliations, les débats intenses passés minuit pour savoir "qui c'est qui va chercher le petit déjeuner demain". Il y a l'adaptation à l'autre. Un équilibre à trouver dans l'altérité. Si on en arrive à un point où l'autre est toujours le dominateur et soi le dominé, il y a quelque chose qui, à mon sens, déconne.

Et puis, le pouvoir que l'on a sur l'autre, et je reviens au post de Minipoussin, on ne peut pas forcément le savoir ni en avoir conscience, particulièrement avec les personnes de nature dépendantes... Il y a un émetteur, et un récepteur. Ce qu'il y a au milieu, ben... les interférences! elephant

Minipoussin
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Re: Dépendance affective ?

Message par Minipoussin le Ven 15 Jan - 0:40

Le pouvoir que l'on a sur l'autre , il est moins facile à percevoir dans le cadre d'une relation où les deux parties sont plus ou moins sur un plan d'égalité. Quand il y a surinvestissement de l'une par rapport à l'autre, il me paraît difficile de ne pas le percevoir.

C'est là où ça peut devenir pervers. Souvent, quand on a "trop" de quelque chose, on s'en désintéresse. Quelqu'un de dépendant affectivement peut avoir tendance à investir l'autre d'un pouvoir qu'il ne demande pas. La plupart des gens finissent par repousser la personne concernée, où, s'ils l'estiment et tiennent à elle, tentent de lui faire comprendre qu'elle a un problème et qu'il faut poser des limites.

Quelles sont les personnes qui ne le font pas ? Celles qui aiment cette emprise sur l'autre. Celles qui, au final, accentueront le problème. Si on veut entrer dans des histoires plus complexes, on trouvera aussi celles qui ont elles même un déséquilibre qui trouveront un écho favorable dans le déséquilibre de l'autre...mais la relation n'en sera pas moins toxique au moins pour l'une des deux.

Alors oui, aimer c'est dépendre affectivement de l'autre en partie...mais on peut souffrir ou jouir de l'autre tout en ayant conscience de soi. C'est la capacité à poser les limites qui peuvent marquer où non le déséquilibre d'une relation.
A quel moment estime t on qu'il y a la perte de respect ? qu'est on prêt à accepter de la part de l'autre au nom de cet amour ? Est on capable de dire non , de refuser ? En gros : est on capable de se dire "je vais peut être souffrir à mort si elle n'est plus là , mais oui, je peux fonctionner , je peux vivre et je peux avoir du sens et de la valeur à moi seule "

Gardelen
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Re: Dépendance affective ?

Message par Gardelen le Ven 15 Jan - 16:25

J'apprécie toujours tes réflexions Minipoussin Smile . Je ne l'avais pas vu sous  l'angle que tu présentes.

La plupart des gens finissent par repousser la personne concernée, où, s'ils l'estiment et tiennent à elle, tentent de lui faire comprendre qu'elle a un problème et qu'il faut poser des limites.

Je crois que oui, ça se passe de cette façon, en somme.

Quelles sont les personnes qui ne le font pas ? Celles qui aiment cette emprise sur l'autre. Celles qui, au final, accentueront le problème. Si on veut entrer dans des histoires plus complexes, on trouvera aussi celles qui ont elles même un déséquilibre qui trouveront un écho favorable dans le déséquilibre de l'autre...mais la relation n'en sera pas moins toxique au moins pour l'une des deux.

Ça, je ne sais pas. Je n'ai jamais été très partisane d'un "sens unique", d'où l'idée d'un émetteur/récepteur.

Personnellement, je me dis que, si à un moment T, il y a ce type de réaction, c'est aussi parce que, derrière cela, il y a un manquement de ma part, qu'il y a une mauvaise communication, et que ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Et si ce manque dépasse ce que je peux donner, je ne peux que le refuser, mais, si cela me permet de me faire évoluer et d'être constructif pour la relation, ça vaut la peine de faire l'effort. C'est ça que j'appelle la "conciliation" ou trouver un terrain d'entente.


Alors bon, je ne vais pas forcément la repousser, ni lui dire qu'elle a un problème, elle, toute seule. Au contraire, je me dis que sa réaction a une raison d'être et est certainement légitime. Je me dirai plutôt qu'il y a un truc que l'une comme l'autre ne faisons pas par rapport à l'autre. Pour autant, je n'ai aucun plaisir à avoir un quelconque contrôle sur elle et inversement... Je ne pense pas que ça soit en ignorant ou en limitant le manque ressenti que ça peut se résoudre le problème d'une façon saine (parce que derrière l'acte, il y a les émotions qui le provoquent). Au contraire, je trouve que chercher à le mettre en évidence, l'accepter, et le comprendre, est plus sain, mais, des deux côtés, pas d'un seul. Pour moi, les choses ne vont jamais dans un seul sens, sinon, ça mène à l'impasse. Les limites à poser, c'est quand on est en passe de manquer de respect à quelqu'un et inversement, mais, je le vois mal dans le domaine du ressenti.

Type, pas: "Je ne veux pas que tu m'envoies 36 messages si je ne te réponds pas dans l'heure qui suit", parce que ça sous entend "Tu n'as pas le droit de te sentir inquiète/en manque si je ne te réponds pas dans l'heure qui suit". Mais plutôt "Pourquoi tu te sens inquiètes si je ne te réponds pas dans l'heure qui suit, et qu'est-ce qu'on peut faire vis à vis de ça (le sentiment d'un besoin non comblé)?"


Et puis, au delà des personnes "dépendantes affectives" qui auraient un "problème", il y a aussi des personnes qui sont "juste" hypersensibles. C'est une particularité sensitive qui est à apprivoiser dans un milieu où les gens sont majoritairement moins sensibles qu'elles, plus qu'elle n'est problématique (puisque de toute façon, on ne guérit pas d'être hypersensible). C'est peut-être pour ça que je vois plus ce type de rapport...

A quel moment estime t on qu'il y a la perte de respect ? qu'est on prêt à accepter de la part de l'autre au nom de cet amour ? Est on capable de dire non , de refuser ? En gros : est on capable de se dire "je vais peut être souffrir à mort si elle n'est plus là , mais oui, je peux fonctionner , je peux vivre et je peux avoir du sens et de la valeur à moi seule "

Je te rejoins complètement Smile !

Arseline
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Re: Dépendance affective ?

Message par Arseline le Ven 15 Jan - 20:41

Bonsoir,
Dans le cadre du polyamour, il est assez troublant de se rendre compte que l'on peut être en même temps plutôt dominatrice dans une relation et plus soumise dans une autre. je pense que cela dépend du partenaire. Et parfois celle qu'on pense soumise est en réalité l'élément moteur du couple.
Être polyamoureuse c'est aussi savoir mettre une distance de sécurité avec l'autre pour respecter sa liberté et ne pas projeter une idée toute faite d'un amour parfait sur l'autre.
Mais, si l'on souffre d'une faille affective non résolue, le polyamour, n'y changera rien, même s'il peut aider à se rendre compte que le problème est en nous, un jour ou l'autre il faut affronter ses démons :-)

Adji Ladji
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Re: Dépendance affective ?

Message par Adji Ladji le Sam 16 Jan - 10:37

Tout est dans cette dernière phrase Arseline. Il y a celle qui est à la recherche d'une évolution et il y a celle qui demeure dans sa situation. Ces deux facteurs viennent aussi s'interposer au présent dans une relation qui, quand il y a un problème de dépendance affective, repose sur des sentiments formatés dans le passé et par d'autres acteurs. J'ai tendance à croire que l' indépendance affective est également un doux rêve idéaliste. Ce qui est agréable c'est d'être libre d'aimer et de ne pas aimer ainsi qu'être libre qu'on soit aimé ou qu'on ne le soit pas.

Minipoussin
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Departement : 59

Re: Dépendance affective ?

Message par Minipoussin le Dim 17 Jan - 0:11

Gardelen a écrit:

Personnellement, je me dis que, si à un moment T, il y a ce type de réaction, c'est aussi parce que, derrière cela, il y a un manquement de ma part, qu'il y a une mauvaise communication, et que ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Et si ce manque dépasse ce que je peux donner, je ne peux que le refuser, mais, si cela me permet de me faire évoluer et d'être constructif pour la relation, ça vaut la peine de faire l'effort. C'est ça que j'appelle la "conciliation" ou trouver un terrain d'entente.

Parce que tu te mets du point de vue d'une relation relativement équilibrée.

Souvent, les personnes dépendantes affectives font fuir plutôt qu'autre chose, parce qu'elles sont "bouffantes" malgré elles. Si elles n'ont pas conscience de ce problème, elles pensent souvent que ça vient de l'autre, des autres, du monde dans lequel nous vivons...ou à d'autres moments, elles vont penser qu'elles ne sont pas aimables, que c'est elles qui sont nulles...alors qu'en fait, elles ont surtout besoin de mesurer leurs attentes vis à vis des autres, et de connaître leur valeur.
Les débordements dont elles font preuves sont souvent le signe d'une angoisse profonde de ne pas être aimée.
Si, en face, tu te poses des questions et tu remets en cause ton propre fonctionnement...au lieu d'aider l'autre à se rééquilibrer, tu l'encourages dans son déséquilibre personnel , et tu te déséquilibres toi même.
C'est valable pour tous les troubles du comportement. Tu peux essayer de comprendre, sans pour autant te sacrifier ou t'amputer de ce que tu es ( je sais, c'est plus facile en mots et en pensées que dans la réalité du couple )

Je n'ai pas connu le cas dans le cadre d'une relation sentimentale, mais j'ai eu des amies qui avaient ce type de comportement dévorant. Selon le lien que j'avais avec elles, j'ai dit clairement ce que je pensais , pour les aider...ou j'ai pris lâchement la tangente parce que je me suis dit qu'elles seraient plus blessées qu'aidées par mes paroles.
Quand j'ai senti suffisamment d'écoute pour pouvoir en parler, ça a aidé les personnes concernées que je leur dise. Parce que ce problème là ne se répercute pas que dans une relation, mais c'est l'ensemble des relations qui sont touchées.

Dire les choses, ce n'est pas forcément le faire sans sensibilité ou sans tact. Juste dire "ça me gêne, parce que..."
On peut mettre les cartes sur la table et dire à l'autre qu'il en fait ce qu'il veut, que ça n'a rien à voir avec sa valeur. On peut aussi dire à l'autre en quoi , justement, il se gâche en réagissant de tel façon justement parce qu'il ne devrait pas avoir peur, qu'il a de la valeur parce qu'il a des tas de choses pour lui.
Quelqu'un qui a tendance à perdre les pédales, l'a souvent déjà fait, a souvent déjà vécu les répercussions négatives...on peut donc lui dire qu'il n'a rien à craindre de tenter de vivre les choses différemment. Dans le pire des cas : le résultat sera le même.

Je ne pense pas qu'on soit responsable des attentes démesurées de quelqu'un. Quand le déséquilibre est trop grand, on peut surtout se faire entraîner dedans en cherchant à compenser ou à composer avec ( chose que l'on va essayer de faire quand même quand on est très liée à la personne, puisqu'on veut que ça fonctionne ou que ça dure )
Après, on a toutes des limites différentes en la matière.

Je sais que quelqu'un de trop dépendant à moi me ferait fuir, l'inverse aussi au bout d'un moment. On en revient à la notion d'équilibre relatif.




Miya
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Departement : Eure et Loire

Re: Dépendance affective ?

Message par Miya le Lun 1 Fév - 0:52

Minipoussin a écrit:

Souvent, les personnes dépendantes affectives font fuir plutôt qu'autre chose, parce qu'elles sont "bouffantes" malgré elles. Si elles n'ont pas conscience de ce problème, elles pensent souvent que ça vient de l'autre, des autres, du monde dans lequel nous vivons...ou à d'autres moments, elles vont penser qu'elles ne sont pas aimables, que c'est elles qui sont nulles...alors qu'en fait, elles ont surtout besoin de mesurer leurs attentes vis à vis des autres, et de connaître leur valeur.
Les débordements dont elles font preuves sont souvent le signe d'une angoisse profonde de ne pas être aimée.
Si, en face, tu te poses des questions et tu remets en cause ton propre fonctionnement...au lieu d'aider l'autre à se rééquilibrer, tu l'encourages dans son déséquilibre personnel , et tu te déséquilibres toi même.
C'est valable pour tous les troubles du comportement. Tu peux essayer de comprendre, sans pour autant te sacrifier ou t'amputer de ce que tu es  ( je sais, c'est plus facile en mots et en pensées que dans la réalité du couple )

Je n'ai pas connu le cas dans le cadre d'une relation sentimentale, mais j'ai eu des amies qui avaient ce type de comportement dévorant. Selon le lien que j'avais avec elles, j'ai dit clairement ce que je pensais , pour les aider...ou j'ai pris lâchement la tangente parce que je me suis dit qu'elles seraient plus blessées qu'aidées par mes paroles.
Quand j'ai senti suffisamment d'écoute pour pouvoir en parler, ça a aidé les personnes concernées que je leur dise. Parce que ce problème là ne se répercute pas que dans une relation, mais c'est l'ensemble des relations qui sont touchées.

Dire les choses, ce n'est pas forcément le faire sans sensibilité ou sans tact. Juste dire "ça me gêne, parce que..."
On peut mettre les cartes sur la table et dire à l'autre qu'il en fait ce qu'il veut, que ça n'a rien à voir avec sa valeur. On peut aussi dire à l'autre en quoi , justement, il se gâche en réagissant de tel façon justement parce qu'il ne devrait pas avoir peur, qu'il a de la valeur parce qu'il a des tas de choses pour lui.
Quelqu'un qui a tendance à perdre les pédales, l'a souvent déjà fait, a souvent déjà vécu les répercussions négatives...on peut donc lui dire qu'il n'a rien à craindre de tenter de vivre les choses différemment. Dans le pire des cas : le résultat sera le même.  

Je ne pense pas qu'on soit responsable des attentes démesurées de quelqu'un. Quand le déséquilibre est trop grand, on peut surtout se faire entraîner dedans en cherchant à compenser ou à composer avec ( chose que l'on va essayer de faire quand même quand on est très liée à la personne, puisqu'on veut que ça fonctionne ou que ça dure )
Après, on a toutes des limites différentes en la matière.

Je sais que quelqu'un de trop dépendant à moi me ferait fuir, l'inverse aussi au bout d'un moment. On en revient à la notion d'équilibre relatif.

J'suis assez d'accord avec toi. Je suis dans le cas que tu viens de citer x) je m'attache vite aux gens et plus je suis proche d'eux plus j'ai d'attente envers eux. Pendant longtemps ça m'a crée de très nombreux problèmes car comme tu le dis on devient vite trop envahissant ^^'.
La différence c'est que personnellement je m'en suis rendu compte et je travaille dessus. Now je laisse les gens vivre, ne les harcelant plus tous les jours par peur qu'on m'oublie. J'avoue que ce n'est pas simple mais j'ai fais beaucoup de progrès et mes amitiés s'en portent vraiment beaucoup mieux Smile
Il faut juste apprendre à prendre du recul sur les choses avant d'agir de façon démesurée pour des raisons que, avec le temps, on trouve nous même totalement idiotes ^^'.

Voilà, Mylife.com Smile abonnez vous c'est gratuit !

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Re: Dépendance affective ?

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