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La phobie de l'engagement

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oslo
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Age : 28
Departement : 37

La phobie de l'engagement

Message par oslo le Mer 25 Mai - 19:37

Bonjour à toutes,

Je ne crois pas qu'il y ait de sujet sur la phobie de l'engagement donc le voici !

J'ai vécu une rupture difficile (pas sûr qu'il en ait des simples mais bon) que j'ai relatée dans le topic "J'ai des sentiments, tu me plais mais je te quitte". Il n'est pas toujours bon de vouloir comprendre le pourquoi du comment, mais je n'y peux rien, j'en ai eu besoin. J'ai donc essayé de comprendre ce qu'il c'était passé pendant cette relation pour que ça se termine aussi brutalement. Pour faire court, mon ex copine m'a quittée du jour au lendemain alors que tout aller pour le mieux, enfin c'est ce que je croyais...

J'avoue avoir essayé de comprendre les raisons de ce soudain revirement en me disant que peut-être on pourrait recommencer quelque chose ensemble (je suis un peu naïve parfois), mais j'ai aussi et surtout voulu comprendre pour ne pas refaire les mêmes erreurs, si erreurs il y avait eu de mon côté, dans une prochaine relation.

Je ne dit pas que je n'ai pas commis d'erreurs je ne suis pas parfaite, mais aux dires de mon ex je ne suis pour rien dans notre rupture et les raisons de celle-ci: elle m'a dit que le problème venait d'elle, qu'elle était perdue. Avec un peu de recul (nous sommes séparées depuis presque 4 mois), une chose me parait évidente: elle a peur de s'engager. Ses précédentes relations n'ont jamais duré très longtemps, elle manque cruellement de confiance en elle, ne se trouve pas attirante (Mais comment tu peux me trouver jolie ? C'est à peu près ce qu'elle me disait quand "j'osais" la regarder), ne pense pas pouvoir apporter suffisamment à une personne avec qui elle aurait une relation, l'avenir lui fait peur: elle a beaucoup de difficultés à faire des projets (au niveau pro, elle n'ose pas partir de chez ses parents...)... Bref, pas mal de choses me font penser qu'envisager une relation sérieuse est très difficile voire impossible pour elle même si au fond c'est ce qu'elle souhaiterait.

Je n'ai pas ouvert ce topic pour parler de mon ex ou de mon histoire en particulier, mais plutôt pour avoir des témoignages: peut-être certaines d'entre vous ont-elles eu une relation avec une personne phobique de l'engagement ? Ou peut-être avez-vous vous-mêmes peur de vous engager ? Pourquoi ? Comment faut-il se comporter avec une personne qui nous aime, nous le montre mais finalement arrête tout par peur ?

Bref, qu'avez-vous à dire sur le sujet, qu'en pensez-vous ? Toutes les réactions sont les bienvenues Smile

Akane
Posteuse habituelle
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Age : 20
Departement : dans mon monde ~
Emploi/Etude : étudiante en communication visuelle

Re: La phobie de l'engagement

Message par Akane le Mer 25 Mai - 20:48

Je pense que tu devrais la voir, discuter avec elle et la rassurée sur ce point. Si l’engagement lui faire peur, elle va prendre la fuite et ça peux durer longtemps ce genre d'histoire. Du coup, il est préférable que tu prennes les devants, que tu l'aides à surmonter sa peur et à la comprendre. Après, c'est une petite idée comme ça.

Pour mon cas, j'ai vécu cette situation deux fois, la première, la fille était plus jeune que moi et elle n'avait aucune confiance en elle alors quand tu la complimentes t'imagine déjà le tableau haha fin', j'ai pas agis pour l'aider plus que ça et la relation prit fin.

Le deuxième cas est totalement différent, cette fois ci c'était moi l'élément perturbateur de l'histoire Twisted Evil . Je ne saurais pas dire si c'était une peur de l'engagement ou une simple panique de ma part voir aucun des deux, mais j'avais commencé une relation avec une amie (c'était elle qui avait fait le premier pas, bon un peu timide, du coup c'était plutôt un demi pas et j'ai du terminer le travail xD), bref', du coup les mois passent, tout ce passe relativement bien, trop bien même au bout de 3 mois de relation, il n'y a eu aucune crise coup de colère ou même engueulade.. c'était étrange, je n'avais pas l'habitude de ce genre de relation, en temps normal toutes les exes que j'ai eu été relativement ''casse bonbon'', s'énervé pour rien et était extrêmement jalouse. J'ai trouvé ça trop ''beau'' , trop ''parfait'' et je ne sais pas réellement pourquoi j'ai mis fin à la relation. Je ne sais pas si ça pourra t-être utile mais voilà, je ne sais toujours pas ce qui m'a pris peut-être est-je eue peur de m'engager ? j'en sais toujours rien xD

Bon courage à toi pour la suite ! Smile

oslo
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Age : 28
Departement : 37

Re: La phobie de l'engagement

Message par oslo le Jeu 26 Mai - 17:25

Elle a déjà pris la fuite. On ne se parle plus qu'épisodiquement, tout juste pour se demander comment ça va. Et j'avoue ne pas savoir comment aborder le sujet, surtout qu'on est à distance.

Tu as connu les deux "côtés" alors. Dans la première relation que tu évoques est-ce que ta copine t'avais parlé de son mal-être ou tu as deviné/compris ? Et pour la deuxième est-ce que toi tu en avais parlé ? Comme tu le dis, cette relation étant différente de celles que tu avais connues avant, ça a peut-être était un peu perturbant, enfin je ne sais pas.

C'est bien gentil Smile

Akane
Posteuse habituelle
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Departement : dans mon monde ~
Emploi/Etude : étudiante en communication visuelle

Re: La phobie de l'engagement

Message par Akane le Jeu 26 Mai - 20:02

Tu peux l'appeler sur skype ou par téléphone, c'est déjà mieux que par sms. Tu lui parles normalement et après tu entames le sujet délicatement ou tu vas la voir carrément en mode ''surprise'' haha

J'avais deviné, mais ça ma vite saoulée car elle ne voulait rien entendre et même un ami commun n'a pas changer la donne, du coup du jour au lendemain je n'ai plus eu de nouvelle suite à une dispute.
Pour l'autre relation oui je lui en ai parlé mais ça n'a pas durée à cause d'un élément perturbateur assez colossal xD. Je penses que je devais peut-être être perturbée en effet Smile

oslo
Pas timide
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Departement : 37

Re: La phobie de l'engagement

Message par oslo le Ven 27 Mai - 17:51

Effectivement les sms ce serait pas génial pour ça. Euh non très mauvaise idée de débarquer à l'improviste par contre ça va l'effrayer je crois.

Il faut que l'autre soit prêt à entendre que quelque chose ne va pas et c'est vrai que ce n'est pas forcément facile. Le tout est d'aborder le sujet sans y aller trop brutalement, à la fois pour être clair et ne pas que l'autre se braque. Il faut trouver le juste milieu et ça ne parait pas évident du tout.

Une relation qui fonctionne ferait-elle peur ? Ca peut sembler totalement contradictoire puisqu'on souhaite à priori entamer une relation dans le but que ça marche et aille plus loin.

Serait-ce une façon d'éviter toute possibilité que ça ne fonctionne pas plus tard quand on commence à y croire, à plus s'investir ?

Une peur que l'autre soit le "largueur" ?

Et est-ce que ça ne reflèterait pas finalement une peur de l'abandon ? Où on arrêterait tout le plus tôt possible pour souffrir "le moins possible" ?

calidrys
Bavarde
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Re: La phobie de l'engagement

Message par calidrys le Ven 27 Mai - 19:41

Beaucoup de questionnement. Il y a tellement de facteurs. On est tous différends. Ce qui engendre autant de point d'interrogation!?
Pour ma part, j'ai eu peur de m'engager. Je peux mettre ça sur le compte de l'homosexualité, personne n'était au courant de ma préférence pour les femmes. Mais quand j'ai sauté le pas, je ne l'ai plus lâché 😄

oslo
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Re: La phobie de l'engagement

Message par oslo le Dim 29 Mai - 17:10

Eh oui ça en fait des questions. C'est intéressant d'essayer de comprendre je trouve car une peur a toujours une origine bien précise et c'est sur celle-ci qu'il faut travailler pour passer outre cette peur.

C'est un point important que tu mentionnes, l'homosexualité. Le fait que la famille, les amis l'apprennent car on a une relation, effectivement ça doit être un facteur important dans la peur d'aller plus loin.

Gardelen
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Gardelen le Dim 29 Mai - 20:17

J'ai vécu la "peur de l'engagement" d'innombrables fois. J'ai été d'un des côtés, puis de l'autre. Je pense que des fois, les gens utilisent cette excuse un peu à toutes les sauces histoire de ne pas assumer ce qu'il y a derrière.

En somme, si j'avais peur de m'engager avec quelqu'un, mais que j'avais réellement envie d'être avec cette personne pour X raison, la peur ne m'arrêtait pas. Je faisais part de mes craintes, j'essayais de saboter la relation, oui, pour voir si l'autre tenait le coup, mais, ça ne m'empêchait pas de m'engager. Si je ne franchissais pas le pas, c'est parce que je manquais... d'envie. Tout simplement. La personne n'était pas "assez" pour que je passe outre.

En somme, quand quelqu'un me dit qu'il a peur de s'engager, j'entends "j'ai peur de m'engager avec toi". Alors, que faire quand "une personne qui nous aime, nous le montre mais finalement arrête tout par peur ?". Et bien déjà, je ne lui impose rien et ne la supplie pas de revenir. La rupture a toujours été un choix que j'ai respecté, sans condition. Ensuite, je finis par me convaincre de A à Z que cette personne n'était pas faite pour moi et que finalement, je ne perds rien dans une relation où la personne est en mesure de me laisser tomber parce qu'elle n'a pas les couilles de, ou pas l'envie de.

Minipoussin
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Minipoussin le Lun 30 Mai - 17:46

Gros plussoiement sur le post de Gardelen

Je crois que parfois, on a des explications complexes pour une réalité plutôt simple : ça ne colle pas.

Je dirais que la peur de s'engager c'est normal, c'est même une base. Pourquoi donc aurait on envie de s'enchaîner à tout prix à une tierce personne inconnue ?
Quand je suis seule, ça me semble assez incongru d'imaginer m'engager avec un concept ... même si j'ai des envies d'affection parfois ou de passion ... le reste c'est confu. Faut que je fasse une rencontre qui me donne l'envie.

Parfois, on rencontre quelqu'un , ça va vite, et le soufflet retombe et on se dit qu'il y a quelque chose qui coince, qui ne va pas. On peut se dire que c'est en nous, ou que c'est en l'autre. En tout cas, ça ne colle pas.

C'est pas "s'engager" le problème ... le problème c'est rencontrer une personne qui donne envie d'aller plus loin, au dessus de ses propres peurs et ses propres barrières.

oslo
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Re: La phobie de l'engagement

Message par oslo le Lun 30 Mai - 22:38

Minipoussin a écrit:Je dirais que la peur de s'engager c'est normal, c'est même une base. Pourquoi donc aurait on envie de s'enchaîner à tout prix à une tierce personne inconnue ?

Euh tu compares une relation amoureuse à une peine dans une prison moyenâgeuse ?

Par "engagement" j'entends avoir une relation amoureuse. Ce qui ne veut pas dire que forcément on doit se dire "en couple" ou qu'on est ensemble depuis " le 3 janvier à 16h31 quand on s'est embrassé(e)s". C'est la présence des composantes du couple ici dont je parle.


Minipoussin a écrit:C'est pas "s'engager" le problème ... le problème c'est rencontrer une personne qui donne envie d'aller plus loin, au dessus de ses propres peurs et ses propres barrières.

Donc selon toi cette peur n'existe pas ?

Minipoussin
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Minipoussin le Mar 31 Mai - 2:32

Le terme "engagement" n'est pas un synonyme de simple "relation amoureuse" ... c'est justement quand on projette quelque chose de léger plus loin que la légèreté.

Ce que je veux dire c'est que si on exclue les sentiments amoureux forts, s'inscrire dans une relation à moyen ou long terme à tout d'une prison qui se referme sur soi.
Il faut que les sentiments nous poussent logiquement et plutôt naturellement dans cette direction pour qu'on poursuivre le chemin vers une voie plus constructive et construite.

Souvent les relations se cassent la figure au bout de quelques mois ... parce qu'une fois le plaisir de la découverte, le plaisir des premiers émois passés...l'histoire commence à s'inscrire dans quelque chose de plus réel. On se pose alors plus la question de si on se sent vraiment capable d'avancer avec l'autre, d'aller plus loin avec elle et jusqu'où ?

Parfois on se dit "pourquoi pas?" , parce qu'on est peut être pas accro à tomber par terre mais qu'on se sent bien et qu'on veut voir jusqu'où ça va, parfois ça semble une évidence et on ne se pose même pas la question , parfois on ressent un malaise à cette idée et le malaise ne fait que grandir et nous étouffer.

Quand on parle de "peur de l'engagement" , ce serait un trouble possible à soigner ... alors que c'est plutôt juste pas la bonne personne, pas le bon moment , pas la bonne façon.
De mon point de vue, c'est une explication alambiquée pour dire que ça ne fonctionne pas, que la relation ne fonctionne pas.

Bien sûr, c'est frustrant quand on est dans la position de celle qui ne le ressent pas comme ça, surtout quand l'autre nous dit qu'elle nous trouve très bien, qu'elle est bien avec nous etc. MAIS que ça ne fonctionne pas.

Sauf que, bien souvent, cette histoire de "pas prête", "pas capable" , "peur de l'amour" ... elle est valable pour cette personne et pas forcément la suivante ou la précédente.

Et le plus simple est effectivement d'accepter que la relation se termine et de laisser les raisons à la personne concernée. Il n'y a pas de raison à donner dans le fond , ça doit rester une envie naturelle.

A partir du moment où tu as donné le meilleur de toi même à quelqu'un et où cette personne estime qu'elle n'en a pas besoin / n'en veut plus / ne souhaite pas continuer... il n'y a pas de raison à chercher plus loin. Elle n'a pas envie et pas forcément par un gros handicap amoureux de base et général. Parce que ce gros handicap se soignera souvent très bien avec quelqu'une d'autre, à un autre moment, et sans que ça soit toute une complication ... ça sera juste la bonne personne au bon moment.

"La peur de l'engagement" c'est un gros écran de fumée à mon sens, oui.


oslo
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Re: La phobie de l'engagement

Message par oslo le Mar 31 Mai - 8:57

Minipoussin a écrit:Le terme "engagement" n'est pas un synonyme de simple "relation amoureuse" ... c'est justement quand on projette quelque chose de léger plus loin que la légèreté.

Soit je te l'accorde mais ici c'est bien dans ce sens où je l'entends, dans le sens d'une relation qui pourrait durer, mais qui n'oblige absolument pas à vivre ensemble, se marier, avoir des enfants et devoir rester avec cette personne jusqu'à la fin de ses jours (pour rester dans le cliché mais j'explique l'idée).


Minipoussin a écrit:
Quand on parle de "peur de l'engagement" , ce serait un trouble possible à soigner ... alors que c'est plutôt juste pas la bonne personne, pas le bon moment , pas la bonne façon.
De mon point de vue, c'est une explication alambiquée pour dire que ça ne fonctionne pas, que la relation ne fonctionne pas.

Justement c'est un trouble reconnu et qui se soigne... Il n'est finalement qu'une conséquence d'autres peurs/troubles en lien avec le passé, l'enfance ou les précédentes relations, un manque très important de confiance et d'estime de soi, une dévalorisation par rapport aux autres...

Et c'est bien de ça que je parle, pas simplement du "pas la bonne personne au bon moment ça fonctionnera mieux la prochaine fois".


Gardelen
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Gardelen le Mar 31 Mai - 22:00

"Engagement: Acte par lequel on s'engage à accomplir quelque chose ; promesse, convention ou contrat par lesquels on se lie".

Je trouve ça assez contradictoire, si on considère que c'est une simple "relation amoureuse" qui n'engage à rien. Dans ce cas là on ne parle pas de "peur de l'engagement". On parle de "peur de l'amour" ou que sais-je, mais pas d'engagement. Quand on parle de "peur de l'engagement", ça veut bien dire qu'à un moment donné, les personnes ont peur d'y investir quelque chose, de perdre quelque chose, non? Parce que s'il n'y a aucune contrainte et une parfaite liberté, où se trouve la peur? Donc ça suppose un certain nombre de sacrifices pour la personne qui ne souhaite pas s'engager. Que ça soit sa liberté, la peur de souffrir, la peur de se tromper sur la personne, la peur de ne plus pouvoir aller voir ailleurs etc etc.


Je pense que l'interprétation que l'on peut faire de cette "peur de l'engagement" est porté en erreur rien qu'en se projetant dans le mot "trouble", et d'ailleurs, j'ai un peu de mal à y croire... Qui, quelle discipline, a reconnu qu'il existait le "trouble de la peur de l'engagement"? Je ne le trouve nul part dans les références psychiatriques (DSM, CIM)... La société est construite de façon à ce qu'une personne ne souhaitant ni une relation amoureuse sur le long terme, ni construire avec quelqu'un, ni avoir d'enfant, bref, qui désire indépendance et liberté, a forcément quelque chose qui cloche, une tare, un dysfonctionnement. Elle est forcément immature, trop jeune pour comprendre, maltraité dans son enfance ceci, cela. Être célibataire sous entend que nous avons quelque chose d'anormal, tandis qu'être en couple est signe de réussite.

Je pense qu'à force de tout mettre sous le compte des troubles, la société nous aliène pour, finalement, nous édifier à son image. Il y a des gens qui n'ont simplement pas envie de s'engager, parce qu'ils imaginent autre chose qu'avoir une femme et/ou des enfants. Il y a des gens qui n'ont simplement pas envie de s'engager avec une personne en particulier, parce que comme le souligne Minipoussin, juste, ça colle pas. Et effectivement, il y a des gens qui n'ont pas de relation amoureuse de façon générale pour ce que tu as expliqué. Cela dit, ce n'est pas systématique.


Sauf que, bien souvent, cette histoire de "pas prête", "pas capable" , "peur de l'amour" ... elle est valable pour cette personne et pas forcément la suivante ou la précédente.

+1

calidrys
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Age : 39
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Re: La phobie de l'engagement

Message par calidrys le Mar 31 Mai - 22:51

Et bah... minipoussin et gardelen, à vous lire, j'ai l'impression que vous ne comprenez tout au premier degré. Ne le prenez pas mal, parce qu'il n'y a pas de quoi. Engagement ne signifie pas enchaînement pour tout le monde, oublions le dico. Et avoir peur peut aussi arriver dans une histoire d'amour et de découverte de l'autre. Par contre, utiliser la peur de l'engagement pour se défiler et ne pas dire à l'autre qu'il n'y a pas de sentiment, cela existe et c'est dommage de l'utiliser comme moyen de se sortir d'une histoire. Mais cette réflexion n'engage que moi..

oslo
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Re: La phobie de l'engagement

Message par oslo le Mer 1 Juin - 0:12

Gardelen a écrit:"Engagement: Acte par lequel on s'engage à accomplir quelque chose ; promesse, convention ou contrat par lesquels on se lie".

"On s'aime alors je crois qu'on peut signer le contrat, tu sais celui qui nous prive de notre liberté et avec lequel on va se retrouver pieds et poings liés". C'est sûr ça fait rêver !!

Gardelen a écrit: Je trouve ça assez contradictoire, si on considère que c'est une simple "relation amoureuse" qui n'engage à rien. Dans ce cas là on ne parle pas de "peur de l'engagement". On parle de "peur de l'amour" ou que sais-je, mais pas d'engagement.

Pourquoi pas oui, va pour "peur de l'amour".

Gardelen a écrit: Parce que s'il n'y a aucune contrainte et une parfaite liberté, où se trouve la peur? Donc ça suppose un certain nombre de sacrifices pour la personne qui ne souhaite pas s'engager.

L'amour n'est donc que contraintes, sacrifices et privation de liberté  cheers

Gardelen a écrit: Je pense que l'interprétation que l'on peut faire de cette "peur de l'engagement" est porté en erreur rien qu'en se projetant dans le mot "trouble", et d'ailleurs, j'ai un peu de mal à y croire... Qui, quelle discipline, a reconnu qu'il existait le "trouble de la peur de l'engagement"? Je ne le trouve nul part dans les références psychiatriques (DSM, CIM)... La société est construite de façon à ce qu'une personne ne souhaitant ni une relation amoureuse sur le long terme, ni construire avec quelqu'un, ni avoir d'enfant, bref, qui désire indépendance et liberté, a forcément quelque chose qui cloche, une tare, un dysfonctionnement. Elle est forcément immature, trop jeune pour comprendre, maltraité dans son enfance ceci, cela.

Et donc prenons l'exemple d'une personne qui à un certain moment se demande pourquoi ses relations amoureuses ne durent que quelques semaines/mois. Qui se rend compte qu'à chaque fois (ou au moins souvent) elle a eu peur: peur que la relation ne dure pas alors que tout va bien pour l'instant, peur de souffrir et d'être "abandonné" car l'autre stoppe tout, peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas mériter son/sa partenaire... Qui se rend compte avec du recul qu'elle se sentait bien dans ces relations, était heureuse avec ces personnes et avait de réels sentiments. Qui comprends que du stress, des peurs ou des angoisses aux origines peut-être floues mais bien présentes l'ont fait renoncer à ça. Elle est folle ? Elle invente ? Je pense qu'une de mes amies qui a peur de l'amour (changeons de vocabulaire), qui en est aujourd'hui parfaitement consciente et travaille dessus et sur ses angoisses pour justement pouvoir profiter pleinement de ses relations amoureuses serait ravie d'apprendre qu'en fait elle va bien. Ou plutôt non puisqu'elle pense avoir des peurs qui n'existent pas ! Je crois que c'est foutu pour elle là, la pauvre...

Gardelen a écrit: Être célibataire sous entend que nous avons quelque chose d'anormal, tandis qu'être en couple est signe de réussite.

Suspect

Gardelen a écrit: Il y a des gens qui n'ont simplement pas envie de s'engager, parce qu'ils imaginent autre chose qu'avoir une femme et/ou des enfants. Il y a des gens qui n'ont simplement pas envie de s'engager avec une personne en particulier, parce que comme le souligne Minipoussin, juste, ça colle pas. Et effectivement, il y a des gens qui n'ont pas de relation amoureuse de façon générale pour ce que tu as expliqué. Cela dit, ce n'est pas systématique.

On est d'accord.

Gardelen a écrit: Sauf que, bien souvent, cette histoire de "pas prête", "pas capable" , "peur de l'amour" ... elle est valable pour cette personne et pas forcément la suivante ou la précédente.

Voir l'exemple cité plus haut.

Calidrys, en créant ce topic je pensais à une peur consciente ou non chez la personne mais sans pour autant qu'elle l'utilise comme "argument" de rupture. Je ne sais pas si c'est clair (?). Cela dit je te rejoins, il y a d'autres façons de mettre un terme à une relation sans prétexter ce genre de choses.

Gardelen
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Gardelen le Mer 1 Juin - 2:07

calidrys a écrit:Et bah... minipoussin et gardelen, à vous lire, j'ai l'impression que vous ne comprenez tout au premier degré. Ne le prenez pas mal, parce qu'il n'y a pas de quoi.

Je ne le prends pas mal, il n'y a pas de mal à prendre tout au premier degré. Et plus que tout prendre au premier degré, j'appelle davantage à la rigueur.


Engagement ne signifie pas enchaînement pour tout le monde, oublions le dico.

Ah. Je croyais qu'on parlait de ceux qui avait une phobie de l'engagement, pas de "Qu'est-ce que l'engagement pour vous et comment le vivez vous?".


@oslo: Ne le prends pas mal, mais, je pense que tu focalises davantage sur l'histoire que tu as vécu, de même que ta vision personnelle du couple que vraiment les personnes qui ont "peur de l'engagement".
Je pense que toi même tu n'es pas "phobique de l'engagement", mais que tu cherches à comprendre ces gens là, non? Ce qui fait que j'ai l'impression que tu mélanges ton opinion sur l'engagement, et celui de ceux qui ont peur dans tes paragraphes sarcastiques à mon encontre.


"On s'aime alors je crois qu'on peut signer le contrat, tu sais celui qui nous prive de notre liberté et avec lequel on va se retrouver pieds et poings liés". C'est sûr ça fait rêver !!

[...]

L'amour n'est donc que contraintes, sacrifices et privation de liberté  cheers

Ça parait peut-être stupide pour toi, mais... honnêtement. Tu crois que de ceux qui refusent de s'engager, il y en a qui n'y pense pas, à ça? Pourquoi c'est si horrible que ça d'imaginer que pour une personne, être en couple puisse être une vraie restreinte de liberté et ne pas se conformer à l'image qu'il se fait de l'indépendance?

Je pense qu'une de mes amies qui a peur de l'amour (changeons de vocabulaire), qui en est aujourd'hui parfaitement consciente et travaille dessus et sur ses angoisses pour justement pouvoir profiter pleinement de ses relations amoureuses serait ravie d'apprendre qu'en fait elle va bien. Ou plutôt non puisqu'elle pense avoir des peurs qui n'existent pas ! Je crois que c'est foutu pour elle là, la pauvre...

Je n'ai pas dit que ces gens là allaient forcément bien. J'ai dit qu'ils n'allaient pas forcément mal, parce qu'on a tendance à tout fourrer sous le nom de "trouble" sans savoir réellement ce que c'est. Et j'ai dit que je n'ai vu nul part qu'il était répertorié comme un trouble, puisque c'est toi qui en a parlé comme étant "reconnu". On ne peut pas prendre un cas particulier et en faire un dogme. Il y a des références, et je te les demandais, juste. Et dans ton paragraphe sur ton amie, tu parles de toutes les peurs sauf de "la peur de l'engagement".

Gardelen a écrit: Être célibataire sous entend que nous avons quelque chose d'anormal, tandis qu'être en couple est signe de réussite.

Suspect

C'est ce que la société véhicule. Est-ce que tu viens d'apprendre quelque chose?

Pour l'incompréhension, je pense que ni Minipoussin ni moi avons dit que nous voyons l'amour comme un enchaînement où nous sommes esclaves et à la merci de l'autre. Au contraire, il me semble qu'elle comme moi, nous arrivons à envisager la relation comme une relation où la liberté n'est pas annihilé pour autant.

Mais il faudrait savoir de quoi on parle. Si ton objectif était de savoir notre vision du couple et de l'engagement de façon générale, il ne faut pas le nommer "La phobie de l'engagement", il me semble. Et si tu attendais une réponse précise qu'apparemment tu as déjà, en évitant des réponses qui la contrarie, je ne vois pas pourquoi tu poses la question à d'autres personnes...

Donc, c'était quoi la question en fait?

Minipoussin
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Minipoussin le Mer 1 Juin - 12:57

Je crois que fondamentalement, tout le monde a au moins un problème à résoudre ( si ça n'était qu'un seul ! )

Et j'ai peut être une vision de l'amour extrême, mais je pense que quand on est accro à quelqu'un...même si ça mène à une histoire bancale, douloureuse, complexe ... on arrive pas à zapper si facilement. C'est bien l'un des "soucis" avec l'amour : on ne choisit pas sur qui ça tombe, on ne choisit pas quand, on ne choisit pas les conditions. Et c'est en même temps ce qui rend la chose magique, cette incapacité au contrôle.

Si on veut trouver des "troubles" partout, alors le fait de focaliser sur une personne, l'essence même du romantisme...est maladif.
L'amour, sur le plan purement logique, peut passer pour une anomalie totale : la logique voudrait que l'on choisisse la personne la plus à même de nous faire du bien, dans les meilleures conditions possibles, et de pouvoir passer son chemin et choisir quelqu'un d'autre quand ça ne va pas.

Mais ça ne se passe pas comme ça. A moins d'être dans un état d'équilibre tel qu'on tient plus du robot que de l'humain.

Et trouver la limite du maladif et du "sain" dans l'histoire est extrêmement difficile ... quelqu'un qui n'arrive pas à tourner la page souffre t il d'érotomanie ou est ce un sentiment si fort qui l'unit à l'autre qu'il lui est impossible d'envisager quelqu'un d'autre ?
La seule différence visible entre ce qu'on va considérer comme maladif ou romantique c'est l'impact sur l'autre ou sur soi même : est ce que ces sentiments mènent à déranger l'autre, est ce que ces sentiments empêchent de vivre la personne qui les ressent et jusqu'à quel point ?
Il y a toujours deux visages à nos sentiments. C'est la culture et la société qui dictent le bon et le mauvais...et à nous de faire le tri dans tout ça !

Concernant la difficulté à s'engager, c'est pareil : dans un monde où les possibilités de relations sont multiples...on peut aimer quelqu'un une heure, une nuit, une semaine, des mois, des années ... on peut se lasser plus ou moins vite, on peut aussi faire une rencontre différente des autres, on peut continuer à avancer sur son propre chemin personnel et voir le résultat ou ne rien toucher et vivre toujours les mêmes histoires.

Est ce maladif ? est ce un problème profond qu'il faut solutionner ou une autre manière de fonctionner ? Est ce simplement que l'on se mélange dans ses sentiments par manque d'expérience ? Est ce que c'est parce qu'on a voulu y croire mais qu'on s'est trompé ?

Je pense qu'on apprend au fil du temps à reconnaître ses propres émotions, mais on ne sait jamais dès le départ où une histoire nous mène. Nos espoirs découlent aussi d'une norme : le désir de vivre une histoire dans le temps, solide, qui mène à construire quelque chose à deux.
Mais nos sentiments ne nous mènent pas forcément vers ça, nos rencontres ne nous mènent pas forcément vers ça...

C'est pour ça que je dis qu'il est impossible de comprendre vraiment la source d'un échec amoureux, à moins qu'il ne soit énoncé clairement ... et c'est rarement le cas.
Et la réponse la plus simple et la plus claire à retenir, c'est que l'une des deux personnes ne souhaite simplement pas donner suite. Ce qui ne signifie pas une remise en question de soi ou de l'autre.

On peut toujours se faire un avis, on peut toujours s'interroger...mais le truc réellement le plus dur à avaler, c'est que "c'est comme ça" et qu'il n'y a pas nécessairement une solution, ou que celle ci ne nous appartient pas.

La personne qui pense avoir un problème, elle va travailler dessus, mais les résultats ne sont pas forcément ceux escomptés et dictés par la société. La découverte de soi et de sa vérité, ça peut être douloureux....pour tout le monde, on en revient à devoir "embrasser qui l'on est" pour être bien. Et ça peut être totalement différent de la norme.
Nous sommes bien placées pour le savoir.





Gardelen
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Re: La phobie de l'engagement

Message par Gardelen le Mer 1 Juin - 14:18

Minipoussin a écrit:C'est pour ça que je dis qu'il est impossible de comprendre vraiment la source d'un échec amoureux, à moins qu'il ne soit énoncé clairement ... et c'est rarement le cas.

Pour compléter:

"Il n’y a pas d’échec amoureux. C’est une contradiction dans les termes. Éprouver l’amour est déjà un tel triomphe que l’on pourrait se demander pourquoi l’on veut davantage" - Amélie Nothomb.


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